Le Président du conseil de surveillance de
la Société du Grand Paris doit être désigné aujourd’hui. Ce qui devait être l’acte de naissance d’un nouveau projet métropolitain pour l’Île-de-France ne sera finalement qu’un symbole supplémentaire de la dérive du système Sarkozy.
Le projet d’aménagement de la métropole francilienne a jusqu’à maintenant été mené en dépit du bon sens par l’ancien secrétaire d’Etat en charge du développement de la Région Capitale, Christian Blanc.
Cela, Présidents de Conseils généraux, nous n’avons eu de cesse de le dénoncer.
En Républicains, nous attendions de la nomination de M. Mercier qu’il remette les choses à l’endroit, dans l’intérêt des Franciliens.
La mascarade qui se prépare pour l’élection du Président du Conseil de surveillance de la Société du Grand Paris ne le permettra en aucune manière.
Là où nous espérions une remise à plat du dossier, nous nous retrouvons à élire dans l’urgence et en catimini, au cœur de l’été, un président pour la SGP.
Là où il y a quelques semaines encore, on nous promettait une dotation financière, de l’ordre de 4 milliards d’euros pour la SGP, on ne trouve aujourd’hui plus rien.
Sans concertation, dépouillée de tout financement, l’objet véritable de la SGP devient une évidence. Il ne s’agit plus désormais que d’offrir un bâton de maréchal au député-maire d’Issy-les-Moulineaux et un terrain d’atterrissage parlementaire au porte-parole de l’UMP, aujourd’hui suppléant du député-maire d’Issy-les-Moulineaux.
La tourmente des « affaires » n’aura donc pas servi de leçon au Président de la République. Une fois de plus, il utilise les moyens de la République pour servir son camp et ses amis. Demain, fait incroyable, les fonctionnaires membres du conseil de surveillance de la SGP participeront à la désignation d’un élu de droite face à un candidat de gauche, Christian Favier, porté par les Conseils généraux de la Seine-et-Marne, de l’Essonne, de la Seine-Saint-Denis, du Val-de-Marne et du Val-d’Oise. Le scandale de l’EPAD et du fils du Président se reproduit avec la SGP et l’ami du Président. C’est l’idée même d’un Etat impartial qui est bafouée !
Cela, nous, Présidents de Conseils généraux de la région francilienne, nous entendons le dénoncer demain avec énergie. Nos concitoyens ont des attentes légitimes et urgentes, notamment en matière de transports et de logement. Nous entendons peser de tout notre poids pour que ces attentes trouvent enfin une réponse.
Vincent EBLE
Président du Conseil Général de Seine-et-Marne
Michel BERSON
Président du Conseil Général de l’Essonne
Claude BARTOLONE
Président du Conseil Général de Seine-Saint-Denis
Christian FAVIER
Président du Conseil Général du Val-de-Marne
Didier ARNAL
Président du Conseil Général du Val-d’Oise